10 septembre – Et on ne s’arrête pas là !

Après avoir voulu surfer sur la colère populaire pour la détourner des profiteurs du capitalisme, l’extrême droite de vEndée a bien vite lâché l’affaire, se faisant jeter systématiquement des réseaux sociaux et des AG populaires.
Le mouvement de révolte du 10 septembre a bien vite été investi par les classes populaires qui n’en peuvent plus que leur territoire devienne un terrain de jeu pour millionnaires, mais aussi par les acteurices historiques de la lutte sociale et écologiste. Tirant les leçon du mouvement des Gilets Jaunes, certain·es ont mis de côté leur défiance envers les syndicats et collectifs de lutte pendant que ces derniers ne refont pas l’erreur du mépris de classe. Solidaires, FO, la CGT et la FSU du 85 appellent à rejoindre le mouvement du 10 septembre (on déduira ce qu’on voudra des autres OS).
Les collectifs de lutte sociale, écologiste, féministe et LGBT+ s’invitent aussi dans la révolte. Cette joyeuse convergence reflète l’ampleur de la colère populaire.

Alors le 10, mettons toute notre énergie pour bloquer le pays. Militant·es, zonnard·es, graffeureuses, étudiant·es, teufeureuses, banlieusard·es, paysan·nes, lycéen·nes, pirates, chômeureuses, non-valides, salarié·es du public ou du privé… Nous avons toustes un rôle à jouer !

Mais…

Qu’on se le dise, le 10 septembre 2025, ce ne sera pas le grand soir. Ni la veille du grand soir. Conquérir de nouveaux droits ne s’est jamais fait en une journée.
Cette affirmation n’est pas pour jeter le discrédit sur un mouvement populaire légitime, mais pour ne pas se bercer d’illusions.

Construire un monde nouveau va nous demander du temps. Et nous devons nous saisir collectivement de ces étapes importantes afin de tisser des liens et bâtir la démocratie à laquelle nous aspirons. Une démocratie directe, autogestionnaire, faite de mandats tournants, impératifs et révocables à tout moment.
Une démocratie sans chef·fe ni frontière. Sans patron·ne ni curé. Sans flic et sans armée. Une démocratie sans dieu ni maître !

Parce que l’extrême-droite et ses idées sont les ennemis des travailleur·euses,
ne laissons pas entrer dans nos cortèges le fascisme, le racisme, le sexisme, les LGBT+phobies ou les discours confusionnistes divisant le peuple.

ON BLOQUE TOUT !
ON LÂCHE RIEN !

Nous n’attendons rien des élections ni des partis. La chute d’un Bayrou ou d’un Macron ne sera qu’une étape. Pas la peine de vouloir les remplacer. Occupons-nous nous-même de notre présent et de notre avenir, et laissons au passé ce système mariant si bien le capitalisme avec le fascisme.
A bas l’état et vive l’anarchie !

Une année en Macronie, c’est quoi ?

Pour les nanti·es et leur milice :

1 200 milliards pour les 500 français·es les plus riches
dont 142,9 milliards juste pour Bernard Arnault,
211 milliards d’aides aux entreprises,
133 milliards de bénéfices pour les entreprises du CAC 40,
80 milliards d’exonérations fiscales patronales,
70 milliards versés par des entreprises françaises aux actionnaires,
64 milliards pour l’armée,
25 milliards d’évasion fiscale,
5 milliards de recette en moins avec la suppression de l’ISF,
3 milliards en plus pour la police…

Pour le peuple :

40 milliards de restrictions en se serrant la ceinture,
gel du point d’indice des fonctionnaires,
● gel du SMIC,
● une indemnisation maladie à 90 % avec 2 jours de carence dans la fonction publique (3 jours envisagés dans le privé),
menace de supprimer 2 jours fériés,
baisse des budgets pour la santé, l’éducation, la justice et les transports,
100 millions en moins pour la culture en Pays-de-Loire,
baisse de l’AAH pour les adultes en situation de handicap…

Infos pratiques :

La carte des mobilisations ICI.

Tous les liens pour suivre le mouvement ICI (rdv, infos juridiques, actions, groupes locaux…).

Un rappel sur la limitation des risques dans la communication ICI.

Petit rappel de l’Illegal Team ICI ou LA (audio) et ci-dessous.

Et bien sûr, pour chanter c’est LA.